Une guerre qui ne dit pas son nom

Publié le par JTC



La guerre de l'image est aujourd'hui au moins aussi importante que celle qui se déroule sur le terrain. Chaque partie connaît le pouvoir des médias et surtout comment ceux-ci peuvent décider du cours d'une guerre qui, même si elle est perdue par les armes, peut être gagnée par les cœurs. Le Hezbollah peut en témoigner : de l'avis de nombreux observateurs et spécialistes, si le Parti de Dieu libanais a pu se targuer d'avoir "vaincu" une armée israélienne sur-armée et sur-entrainée en 2006, c'est grâce à la guerre de l'image. Mais, comme sur tout terrain où une bataille fait rage, les techniques et les moyens évoluent, au même titre que les armes et la stratégie. 

Le conflit israélo-palestinien ne déroge bien évidement pas à cette règle, il en est peut-être même le paradigme. Lors de la dernière opération armée, Plomb durci, l'état hébreu, ayant tiré les leçons de la guerre du Sud Liban, comprend bien qu'il faut d'un côté rendre une opinion nationale largement favorable à cette intervention militaire, et de l'autre, faire taire une opinion internationale trop critique à son égard. Le point primordial est donc de rendre cette guerre "juste", et le meilleur biais pour que cela réussisse passe, sans aucun doute, par les médias...


Date : 26/09/09
Source : Betapolitique
http://www.betapolitique.fr/Une-guerre-qui-ne-dit-pas-son-nom-38351.html

Publié dans Renseignement

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