Sherlock Holmes et l'exploitation des ressources dissimulées

Publié le par JTC

Régulièrement, dans le cadre de ses enquêtes, Sherlock Holmes emploit des gamins de rue appelés les "Baker Street irregulars".

Contre un shilling, ces garnements se transforment en redoutables détectives-auxiliaires.

Grâce à ce procédé, Sherlock Holmes a des yeux et des oreilles dans tout Londres.

Il quadrille de façon très efficace son environnement stratégique sans que cela soit contraignant, ni couteux.

Il  sait parfaitement exploiter toutes les ressources de cet environnement, même celles qui semblent, à priori, insignifiantes ou non pertinentes.

Pareil à Sherlock Holmes, nous avons tout à gagner à mobiliser, nous aussi, nos petits "irregulars".


Concrétement en entreprise, cela passe par la mise à contribution de tout le personnel :


- les commerciaux, qui se rapproche le plus du profil des "irregulars" :

sur le terrain, ils sont souvent au fait des actions de la concurrence (participation à des salons, alliances stratégiques, grandes manoeuvres,...).

- l'acheteur qui peut remonter l'information qu'il acquiert auprès des fournisseurs.

- le service financier qui grâce aux compétences qu'il abrite peut analyser les bilans, les comptes d'exploitation, la structure de l'actionnariat,... et tout document comptable public des concurrents.

- le service juridique qui peut étudier les dépôts de brevet, les normes et les réglements.

- les techniciens qui peuvent effectuer du "reverse engineering" sur les produits concurrents.


Grâce à tous ces yeux, ces oreilles, cette matière grise, on peut recueillir quantité d'informations qui, une fois triées, vérifiées, croisées, synthétisées, peuvent conduire à des analyses à haute valeur ajoutée.

Publié dans Renseignement

Commenter cet article